Après vingt ans de développement et de diversification, Fleury Michon mise aujourd’hui sur la croissance sélective. En 2003, l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires global de 603 millions d’euros, en hausse de 8 % par rapport à 2002. Ses performances sur les produits stratégiques atteignent +10 %.
Après vingt ans de développement et de diversification, Fleury Michon mise aujourd’hui sur la croissance sélective, explique en substance Yves Gonnord, président du conseil de surveillance de Fleury Michon. Les conséquences de cette stratégie recentrée sur les produits à marque et les produits les plus rentables s’inscrivent dans les résultats de l’année présentés récemment. En 2003, si Fleury Michon a enregistré un chiffre d’affaires global de 603 millions d’euros en hausse de 8% par rapport à 2002, ses performances sur les produits stratégiques atteignent +10 % (soit +56 millions d’euros). Une croissance qui compense largement la perte de 11,5 millions d’euros liée à l’arrêt de produits moins rentables. Le résultat opérationnel s’est établi à 19,61 millions d’euros, en progression de +14 % par rapport à 2002. Avec une valeur ajoutée en hausse de 8 %, la marge opérationnelle – sur laquelle le groupe entend poursuivre ses efforts, selon Frédérick Buisset, président du directoire – passe de 3,08 % à 3,25 %. Ces résultats cachent toutefois des disparités selon les segments d’activité du groupe. Fleury Michon continue à croître en jambons de porcs et de volailles (+4 %) grâce à la stratégie « moins de gras, moins de sel, plus de goût ». Côté traiteur, la croissance atteint +9 % dont +10 % pour les plats cuisinés. Malgré un recentrage sur le bâtonnet, les ventes de surimi progressent de 8 %. En plein essor, les charcuteries cuisinées connaissent une belle croissance pour atteindre un chiffre d’affaires de 77 millions d’euros (+19 %).
Cap sur l’Italie et la restauration d’entreprise
Seule ombre à ce tableau, l’activité salade qui connaît un recul de 15 %, Fleury Michon n’ayant pas réussi son pari de s’implanter sur les salades-sauce à part. Résultat : Yves Gonnord indique que les rumeurs de rachat de Martinet ne sont plus à l’ordre du jour. Fleury Michon maintient néanmoins son activité MDD et réaffirme sa volonté de développer les solutions repas froid à côté des sandwich. Il s’agit en effet d’un des axes de développement de l’entreprise qui annonce un chiffre d’affaires global pour 2004 en hausse de 5 % dont +8 % pour le traiteur, +2 % pour la charcuterie LS et +4 % pour l’export. Fleury Michon qui a démarré fin 2002 une joint-venture avec Beretta en Italie, y vise 4 à 5 millions d’euros de CA en 2004. Enfin, le groupe passe à la vitesse supérieure sur Graine d’appétit, son concept de restauration rapide : 12 restaurants (10 en entreprise et 2 en hôtellerie) devraient ouvrir d’ici la fin de l’année, avec un objectif annoncé de 20 à 30 restaurants fin 2005. Autre levier de croissance : le kiosque de distribution automatique dans l’hôtellerie économique, avec un objectif de 200 à 250 kiosques pour 2005.