Comment simplifier la Pac sans froisser les États membres qui ne veulent pas remettre en cause les nouvelles règles à peine mises en œuvre et ceux qui, au contraire, souhaitent en profiter pour revenir, au moins partiellement, sur des décisions auxquelles ils ont d'ailleurs eux-mêmes participé ? La réponse tient en un mot, « flexibilité », dont les experts des Vingt-huit font un usage tout diplomatique dans les conclusions sur la simplification qu'ils ont concoctées pour leurs ministres. Le texte de compromis prévoit ainsi que « plus de flexibilité » devrait être concédée aux États membres pour l'application des mesures de verdissement ou encore du filet de sécurité sur les marchés, les instruments de crise devant même être, dans certains cas, « optionnels » au niveau national. Pour « rationaliser » la Pac, sans trop y toucher, la solution est donc d'autoriser une mise en œuvre à la carte, ou presque. Quitte à prendre le risque de rendre cette politique commune encore un peu moins commune. La flexibilité pourrait être aussi une porte de sortie dans les difficiles négociations, à l'ordre du jour des ministres également, sur la révision de la réglementation de l'agriculture biologique. L'objectif est de parvenir, à ce stade, à une « approche » commune, alors que les discussions butent encore sur les contrôles et la présence de substances non autorisées dans les produits. Pour sortir de l'impasse, un peu d'application à la carte serait peut-être bienvenue...
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