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Fusion/Légumes frais Florette France opère la fusion avec Bakkavor France

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Les sites français de production de salades prêtes à consommer de Bakkavor ont été repris en avril par la coopérative Agrial dont le siège est à Caen. Florette France, sous la houlette de son directeur général Christian Barqui, opère la fusion des entités pour conserver son leadership, avec 53 % de parts de marché, sur un marché en croissance de 2 à 3 % par an.

L’enjeu de la fusion est de faire travailler des équipes qui ont été concurrentes pendant 25 ans », déclare Christian Barqui, directeur général de Florette France, depuis le siège social de l’entreprise transféré à Caluire près de Lyon, suite au rachat par la coopérative Agrial en avril dernier. Il est à la tête de deux des trois usines Bakkavor France de Mâcon (Saône-et-Loire) et Saint-Pol-de-Léon (Finistère) pour servir la grande distribution. L’entité de Torreilles, près de Perpignan, étant dédiée à la transformation de salades pour les enseignes de la restauration et du snacking est reprise mais sera gérée séparément. Il pilote aussi les trois unités de Florette à Lessay (Manche), site historique du groupe qui accueille toujours le siège administratif, de l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) et de Cambrai (Nord). « Ces cinq usines ont conservé leurs effectifs et leurs fonctions pour couvrir le territoire français, assure Christian Barqui. Certaines étant en surcapacité, nous pouvons désormais optimiser la production grâce à plusieurs sites. » Les cinq usines comptent quelque 1 300 salariés.
Le rapprochement des deux groupes positionne aujourd’hui Florette en tant que leader sur le marché français de la salade prête à consommer. « Nous détenons 53 % de parts de marché », affirme le directeur général. Le chiffre d’affaires de la nouvelle entité devrait atteindre 200 millions d’euros en 2013, se répartissant en 45 % provenant de la marque Florette, 54 % des marques de distributeurs et 1 % de la licence Géant Vert Frais, qui sera soumise à un test consommateurs en octobre pour valider ou non sa pérennité.
 
Effort sur la communication et la R&D
Pour maintenir son leadership, Florette mise sur la communication. En 2014, 3 à 5 % du chiffre d’affaires de la part des revenus obtenus par la marque devraient être investis en communication.
S’il est « difficile de se réinventer dans la salade », selon Christian Barqui, la R & D de l’entreprise porte sur… ce qui n’est pas de la salade justement. « On travaille sur les mélanges avec les légumes, les herbes et les fruits. La marque sort six à huit nouveautés par an. Pour en supprimer autant de sa gamme qui compte une cinquantaine de produits. » Autre source d’inspiration pour les nouveautés : les produits qui sortent du site de Torreilles. « La restauration et le snacking ont des idées intéressantes qui peuvent s’adapter au marché de la grande distribution. » Mais tout cela demande du temps. « Nous verrons les effets des bénéfices du rapprochement dans les trois ans, affirme Christian Barqui. Si le marché progresse de 2 à 3 % par an, il faut toutefois un actionnariat stable et disposant d’une vision à long terme pour conserver son leadership. La coopérative Agrial s’inscrit dans cette démarche ».

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