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Charcuterie FnB prend les commandes d’Henri Raffin

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La PME familiale basée en Savoie passe sous la coupe du fonds FnB. Après plusieurs postes chez United Biscuits, Charles et Alice et Nutrisens, Laurent Herlin prend la direction générale de l’entreprise.

Cela faisait 4 générations que la PME savoyarde Henri Raffin était entre les mains de la même famille. Mais ce temps est désormais révolu avec la cession par Georges Raffin-Luxembourg de 100% des parts du capital. « La majorité du capital de l’entreprise est contrôlée par FnB Private Equity, le reste étant réparti entre Idia Capital Investissement, Crédit Agricole Alpes Développement, Swen Capital Partners et Laurent Herlin », explique Valérie Lutt, associée et cofondatrice de FnB. L’opération, qui prend la forme d’un LBO, est accompagnée par un prêt bancaire octroyé par LCL.

Avec le départ de l’héritier Raffin, c’est Laurent Herlin qui prend la direction générale de l’entreprise. Cet ancien d’United Biscuits, passé par Pernod Ricard, Charles et Alice et Nutrisens (son dernier poste où il était directeur de l’offre) va piloter la PME en privilégiant la continuité. « Henri Raffin est une entreprise structurellement en croissance, dont le chiffre d’affaires a progressé à deux chiffres ces dernières années » précise Valérie Lutt. 

En 2017, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2017, surtout en GMS. « Les produits sont présents en libre-service, au rayon traditionnel et dans des chalets à l’effigie de la marque » explique l’associée fondatrice de FnB. Henri Raffin commercialise aussi ses produits auprès des détaillants et, pour 15% environ, à l’export vers l’Europe. Il possède plusieurs marques : Galibier, les Chalets d’Henri, le Chalet des Alpes, le Petit Savoyard et P’ty Breizh. 

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Saucissons, diots et jambons

Parmi les atouts de la PME : son ancrage territorial et son identité affirmée. « Nous avons d’une part été séduits par l’équipe et l’outil de production du groupe Henri Raffin et, d’autre part, par son portefeuille de produits et de marques emblématiques du savoir-faire régional français et son positionnement sur un marché mature », poursuit Valérie Lutt. Le groupe possède deux implantations industrielles : à la Rochette (Savoie), près de 250 salariés fabriquent des saucissons et des diots de Savoie, et à Taninges (Haute-Savoie), 11 collaborateurs confectionnent des jambons secs. Selon FnB, les deux sites ne nécessitent pas d’investissements lourds, mais seulement des dépenses consacrées à l’entretien et au maintien à niveau des équipements.

Avec cet investissement, le fonds sectoriel agroalimentaire (closing en septembre 2018 à 134,5 millions d’euros) FnB poursuit ses emplettes. Il prévoit d’acquérir à terme (début 2022) une dizaine d’entreprises. Henri Raffin est la 4e opération après Eric Bur, Lartigue et Valade.