« À un moment, il faut défendre le modèle vertueux qu’est notre élevage allaitant », s’est exclamé Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine, le 3 octobre, à la suite d’une conférence de presse sur une exploitation bovine de type naisseur avec 140 hectares de prairies naturelles. De fait, les négociations d’accord de libre-échange entre l’Europe et d’autres pays du monde (Mercosur, Ceta…) sont vivement dénoncés par le syndicat. « D’un côté, on demande à la production un niveau d’exigence élevé et de l’autre côté, on le brade lors d’accord internationaux », a-t-il relevé. La démarche « Éleveurs et engagés » fait partie justement de ce niveau d’exigence élevé notamment en termes de qualité, selon lui. Elle a concerné pour l’heure 5 500 vaches depuis le début de l’année et permis de rétrocéder 9 millions d’euros auprès des éleveurs engagés dans la démarche. Une démarche qui rentre parfaitement dans le cadre des États généraux de l’alimentation, selon Bruno Dufayet. Celui-ci a par ailleurs dénoncé les faibles revenus des éleveurs allaitants, les prix bas et la difficulté du renouvellement des générations dans cette filière.
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