« Nous doutons définitivement de la possibilité d’un dialogue constructif au sein de notre comité avec des partisans déclarés du fauchage », écrivent la FNSEA et l’Ania (Industrie agroalimentaire) dans la lettre où ils annoncent au Premier ministre leur décision de quitter le Comité économique, éthique et social (CEES) du HCB (Haut Conseil des biotechnologies). Si les deux organisations vantent le travail du Comité scientifique, elles estiment que la composition du Comité éthique « rend impossible le moindre consensus. Et ce, en dépit des efforts considérables déployés par sa présidente Mme Noiville ». L’Ania et la FNSEA réagissent ainsi à l’avis du Comité d’éthique qui s’était auto-saisi de la question de la coexistence des cultures OGM et non OGM au moment où le Comité scientifique rendait lui-même son rapport. Les deux organisations estiment « que cette recommandation juxtapose des visions contradictoires, ne dégage aucun compromis équilibré et n’atteint pas l’objectif d’éclairer les pouvoirs publics contrairement à l’avis du Conseil scientifique dont nous saluons la qualité ». Et d’insister : « Recommandation après recommandation, nous avons fait l’amère constatation de l’impossibilité pour le CEES de remplir sa mission ». De fait, l’avis du CEES s’affirme notamment (page 8) dans l’incapacité de prendre position sur la répartition des coûts de la coexistence.
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