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FNSEA et Conf' plaident pour une instance de coordination entre science et société

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Participant à un appel paru le 9 mai dans le quotidien Le Monde, signé par « quarante-quatre médecins, chercheurs, philosophes, militants associatifs, entrepreneurs et syndicalistes », la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, la présidente de la FNPF (fruits), Françoise Roch, et le porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod, proposent la création d’une nouvelle « instance destinée à coordonner (le) dialogue » entre experts et société.

Les signataires estiment que « la France ne dispose pas d’espace institutionnel pour coordonner le dialogue entre sciences et société », et qu’une telle instance se justifie car « l’efficacité et les conséquences sociales des solutions que proposent sciences et médecine dépendent […] du contexte de leur application. » Dans le contexte de Covid-19, ils citent notamment l’inadéquation des fiches sectorielles de « bonnes pratiques » publiées par le ministère du Travail : en agriculture, elles « omettent le fait, bien connu sur le terrain, que (les travailleurs saisonniers) sont habituellement hébergés collectivement ».

Les signataires proposent qu’une telle instance soit « placée auprès des autorités », et « appuyée », voire « encadrée » par le Cese, la Conférence nationale de santé ou la Commission consultative des droits de l’homme. Ce texte « prolonge » celui lancé par plusieurs chercheurs fin mars, appelant à « Grenelle du Covid-19 ».

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Sur Twitter le 11 mai, le député Cédric Villani a répondu que « c’est précisément le rôle de l’office parlementaire des choix scientifiques et technique (OPECST) », qu’il préside, « de rapprocher les mondes scientifiques et politiques ». Mais pour les signataires de la tribune, « la représentation de tous ne peut être assurée par les élus seuls, et justifie la participation des porteurs d’enjeux (associations, syndicats, fédérations, etc.) »

« Pas d’espace institutionnel pour coordonner le dialogue entre sciences et société »