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FNSEA et Occitanie pour un soutien à « l’agriculture méditerranéenne »

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À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 28 février avec le président de la région Bretagne, son homologue socialiste Carole Delga, présidente de l’Occitanie, a demandé « une reconnaissance de l’agriculture méditerranéenne », pour obtenir des dispositions plus favorables en matière « d’accès à l’eau » et de « compensation des handicaps naturels ». La présidente de région était questionnée par Agra Presse sur le décrochage de la valeur ajoutée nette au coût des facteurs par actif dans sa région par rapport à la moyenne nationale depuis dix ans. Quand le « PIB agricole » par actif (subventions incluses) progressait de 20 000 € entre 2010 et 2022 à l’échelle de la Ferme France (hors outre-mer), il croissait deux fois plus lentement en Occitanie (+10 000 €). Dans une région comme les Hauts-de-France, la progression est allée jusqu’à 65 000 €.

Pour l’expliquer, Carole Delga pointe notamment du doigt la révision, en 2018, des zones défavorisées simples (ZDS), qui conditionnent l’octroi de l’ICHN (indemnité compensatoire de handicap naturel). Pilotée par le ministre de l’Agriculture d’alors, Stéphane Travert – aujourd’hui député de la Manche –, la réforme a été « extrêmement défavorable » à l’Occitanie, d’où sont parties les manifestations à l’origine de la mobilisation nationale de ces dernières semaines : « Nous avons perdu des aides au profit des zones intermédiaires, et je ne l’ai toujours pas digéré. J’ai vu des centaines d’agriculteurs de ma région sombrer dans la misère. » Lors de ces négociations, Carole Delga avait dénoncé un transfert vers les régions « Grand Est, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes, au détriment de l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine ».

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La question d'« une reconnaissance de l’agriculture méditerranéenne » aurait été évoquée avec la FNSEA, et bientôt avec la Confédération paysanne. Interrogé par Agra Presse, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau se dit favorable à « un plan pour l’agriculture méditerranéenne face au changement climatique », sans plus de précision.

L’Occitanie veut davantage d’accès à l’eau et d’ICHN