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FNSEA-JA : « Il faut traiter autrement l’agriculture dans les enceintes internationales »

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«L’agriculture ne peut être traitée comme les autres secteurs marchands. N’oublions pas que le cycle de Doha est celui du développement. Et pour de nombreux pays, la crise alimentaire actuelle mérite d’autres réponses que la seule libéralisation des échanges », soulignent la FNSEA et les JA dans un communiqué commun du 29 juillet faisant suite à l’échec de Genève.»

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Les gouvernements doivent en tirer les conséquences : ils devront traiter autrement l’agriculture dans les enceintes internationales », précisent les syndicats. « Il est donc légitime qu’elle fasse l’objet d’une approche spécifique », ajoutent les JA dans un communiqué du 30 juillet. C’est pourquoi la FNSEA et Jeunes agriculteurs « seront particulièrement attentifs aux conditions d’une reprise du dialogue multilatéral. Nous invitons chacun à retrouver les chemins de la raison », concluent-ils. Le 30 juillet, les JA proposent en reprenant les grandes lignes de leur rapport d’orientation 2007 de créer une Organisation mondiale de l’agriculture (OMA) qui remette au cœur des débats l’agriculture et les enjeux alimentaires, environnementaux, sociaux et territoriaux. L’OMA, « lieu de confrontation et de coopération des institutions internationales, serait habilitée à édicter des principes de régulation et d’organisation pour un commerce agricole respectant les spécificités de l’agriculture, tout en permettant aux paysans du monde de vivre de leur travail et d’assurer la sécurité d’approvisionnement de leur pays », concluent les JA. Parmi les organisations spécialisées de la FNSEA, La FNB, dans un communiqué du 30 juillet, appelle elle aussi « à une vision politique nouvelle sur les questions d’agriculture et d’alimentation, prenant en compte une situation profondément modifiée. » Du côté de la CFA (aviculture), on rappelle que depuis les accords de Marrakech en 1993, l’Union Européenne a diminué ses exportations de 22 % (789 000 t en 2007) et par contre augmenté de 326 % ses importations (784 000 t en 2007). « Avec ces accords, nous sommes devenus aujourd’hui quasiment importateurs nets de produits avicoles », souligne Eugène Schaeffer, président de la CFA. Orama estime de son côté que Bruxelles « doit revoir sa ligne de conduite », et oublier les offres mises sur la table à Genève, désormais sans valeur.