Le syndicat majoritaire, qui tenait le 5 septembre sa conférence de presse de rentrée, va organiser « un grand rassemblement » début octobre pour « tisser du lien avec les Parisiens ». Depuis le début des États généraux, la FNSEA joue à plein le jeu de la concertation, avec le gouvernement et les autres maillons de la filière. Sa présidente se dit « satisfaite » des premières réunions.
Les États généraux de l’alimentation peuvent aboutir sur une amélioration du revenu des agriculteurs, en berne dans de nombreuses filières ; c’est en tout cas le credo de la FNSEA face à cette large initiative (plus de 800 participants, 14 groupes de travail) lancée fin août par le gouvernement. « Nous sommes satisfaits des premières réunions qui se sont tenues », a indiqué sa présidente Christiane Lambert lors de la conférence de rentrée du syndicat le 7 septembre.
Signe de ces bonnes dispositions, le syndicat agricole majoritaire organisera en octobre, non pas une manifestation, mais un « grand rassemblement » à Paris en marge des États généraux de l’alimentation. L’objectif : « tisser du lien avec les Parisiens et les Français ». Ce rassemblement aura lieu en amont de l’expression d’Emmanuel Macron qui devrait annoncer les premières mesures émanant de ces États généraux, entre le 10 et le 12 octobre, selon la FNSEA.
« Partenaire » avec les industriels et distributeurs
Voulant faire montre de dialogue à l’occasion des États généraux, la FNSEA était même allée, en juillet, jusqu’à signer un document commun avec les industriels de l’Ania et les distributeurs de la FCD pour dénoncer ensemble « le dogme des prix bas ». La Confédération paysanne avait dénoncé une FNSEA « main dans la main avec l’industrie et la grande distribution ». Le 5 septembre, Christiane Lambert a confirmé sa position face à la presse : la FNSEA doit redevenir « partenaire plutôt qu’adversaire » des autres maillons de la filière. Elle s’est d’ailleurs dite satisfaite des premières discussions rue de Varenne.
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La présidente de la FNSEA a présenté plusieurs des propositions de son syndicat soumises lors des premières réunions : encadrement plus ferme des promotions « pour éviter le bradage (sic) qui détruit de la valeur », et des seuils de revente à perte, renforcement des organisations de producteurs. Mais la FNSEA annonce d’ores et déjà que « la loi ne réglera pas tout. La relation entre les acteurs de la filière est très importante. Voilà pourquoi nous avons rencontre beaucoup de distributeurs, d’entreprises et d’ONG ces dernières semaines », explique Christiane Lambert.
Par ailleurs, concernant le thème de l’accès à l’alimentation, la présidente de la FNSEA a annoncé que son syndicat s’intéresse de près au programme de bons alimentaires américain (Food stamp), et plus généralement aux « aides sociales en nature ».
« Les relations entre les acteurs de la filière est très importante »