« La lutte contre la régression des surfaces agricoles et naturelles implique de restaurer la rentabilité du foncier rural, ainsi qu’une réforme de la politique d’aménagement », estime la Fédération nationale de la propriété privée rurale (FNPPR) dans un communiqué diffusé le 9 octobre. Si elle se félicite de retrouver – au sein du projet de loi du Grenelle de l’environnement – la lutte contre le gaspillage de l’espace rural, la FNPPR attend autre chose que des « déclarations d’intention ». « La surconsommation de terres agricoles est un effet direct de leur sous-valorisation, et de leur rentabilité économique insuffisante pour les propriétaires », indique Bruno Ronssin, directeur de la FNPPR, cité dans le communiqué. Et d’ajouter : « Alors que notre pays dispose des terres les plus riches d’Europe, il est un de ceux où leur valeur est la plus faible. Ce n’est pas le résultat du jeu du marché, mais celui d’une politique de dévalorisation volontaire et organisée, à laquelle concourent le cadre juridique et administratif du fermage, les Safer et la fiscalité foncière ». La FNPPR souhaite une modification des règles et des organismes qui encadrent le marché des terres agricoles.
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