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Foncier : Terre de liens chiffre à 1,4 milliard d’euros le besoin en portage

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Réclamant un PLOA (Pacte et loi d’orientation agricole) « plus ambitieux sur le portage de foncier », le mouvement Terre de liens chiffre les besoins à 1,4 Md€. « Comme il l’a été sur le logement social, c’est aujourd’hui sur les terres agricoles que l’État doit se montrer ambitieux », considère-t-il dans un rapport publié le 20 février. Un budget de 1,4 Md€ est nécessaire, selon Terre de liens : « Tous les ans, 230 000 ha de terres agricoles sont mis en vente sur le marché des terres libres. Les structures de portage pourraient acquérir ces terres pour les orienter vers des installations plutôt que vers l’agrandissement des fermes. » Le Pacte d’orientation prévoit un fonds Entrepreneurs du vivant de 400 M€ en faveur du portage de capitaux et de foncier. Ce n’est pas assez, aux yeux du mouvement, qui milite en outre pour un portage d’intérêt général. « Rien n’indique que ce fonds sera orienté vers l’installation, la transition agro-écologique, la souveraineté alimentaire », a souligné en conférence de presse Tanguy Martin, chargé de plaidoyer national.

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Terre de liens demande à l’État d’accompagner le portage d’intérêt général, à savoir : non spéculatif ; orienté vers l’agroécologie ; dans le respect de l’autonomie de l’agriculteur ; à caractère non-lucratif. « Si le portage de foncier est bien encadré, il peut réellement être favorable à la transformation de l’agriculture », a déclaré Céline Sovran, autrice du rapport. L’intérêt d’une telle formule est notamment de limiter l’endettement de l’agriculteur, de servir à restructurer les fermes vers des structures « à taille humaine », selon elle. Terre de liens s’inquiète aussi de la part du fonds Entrepreneurs du vivant consacrée au portage de foncier, citant l’estimation de 60 M€ faite par des sénateurs lors de l’examen du PLF.

Le PLOA doit être « plus ambitieux sur le portage de foncier »