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Produits laitiers/Stratégie Fonterra à la conquête de nouveaux marchés dans les pays émergents

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Lors de la présentation de ses résultats semestriels (voir encadré), la coopérative néo-zélandaise a dévoilé sa « stratégie de groupe remise à jour » (Refresh) qui se fixe pour objectif d’accroître ses volumes de production et surtout de gagner en valeur ajoutée, en se focalisant davantage sur les marchés émergents et sur les produits nutritionnels qui sont de plus en plus demandés par les consommateurs

Pour le nouveau directeur général, le Hollandais Theo Springs, cette nouvelle vision s’appuie sur une analyse exhaustive des forces de la coopérative, sur les tendances économiques et sociales qui se font jour et sur les évolutions probables de la demande mondiale en lait. Les projections démographiques et économiques dans les pays émergents laissent entrevoir une demande globale pour le lait en hausse de 100 milliards de litres d’ici à 2020, pour laquelle la Nouvelle Zélande ne pourra contribuer, dans l’état actuel des choses, qu’à hauteur de 5 milliards de litres, à cette même date. Le plan « trois V » – pour volume, valeur, et vélocité – vise à remédier à cet état de fait et préserver à Fonterra sa place de leader mondial de l’exportation des produits laitiers. Le plan vise à satisfaire ces futurs marchés, tout en mettant également l’accent sur les marchés de la Chine, des pays de l’ASEAN et d’Amérique latine, où la coopérative est déjà fortement présente, mais également au Moyen Orient et en Afrique. La philosophie est d’y établir une chaîne intégrée et sécurisée, de la production à la transformation, ce qui assurera une importante plus-value qui pourra être rapatriée vers la Nouvelle Zélande et ses coopérateurs. Il lui faut également prospecter et s’implanter au Brésil et au Chili, deux marchés fortement prometteurs. Plus de 100 projets, dont certains sont déjà initiés, sont inclus dans le futur plan. Ces pays émergents vont voir également la restauration hors foyer se développer considérablement et Fonterra se doit d’y proposer des produits répondant à ces attentes nouvelles, par le food-service. Le groupe réalise déjà sur ce segment un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars et peut le développer encore de façon considérable.

Miser sur les nouveaux besoins nutritionnels
Le second axe de développement que se fixe la coopérative concerne les besoins nutritionnels nouveaux qui sont destinés aux populations jeunes, dont les nourrissons et leurs mères, ou âgées, deux catégories qui sont en forte progression. Toutes deux sont à la recherche de produits spécifiques qui présentent pour les industriels des perspectives d’une forte valeur ajoutée. La nutrition pédiatrique est le marché qui connaît la plus forte croissance de tous les produits laitiers. Fontera entend poursuivre ses activités dans les ingrédients destinées aux compagnies multinationales de la nutrition qui utilisent déjà le lait néo-zélandais. Elle entend également développer encore plus sa marque Anmum de produits destinés aux mères allaitantes et aux nourrissons dans toute l’Asie. Elle mettra également l’accent sur sa marque Anlene, qui se veut un produit nutritif renforçant les os et qui est largement destiné aux populations les plus âgées. Des programmes de recherche seront mis en œuvre pour mettre au point de nouveaux produits de ce type.

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