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LAIT/RÉSULTATS Fonterra révise à la baisse les prix à la production pour restaurer ses marges

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La coopérative néo-zélandaise a enregistré un tassement de ses marges sur son exercice 2013/2014 (clos le 31 juillet). La concurrence plus vive et des conditions de marché difficiles ont pesé sur l'activité en Australie et sur son marché domestique.

APRÈS une année record en termes de cash-back pour ses actionnaires-producteurs (l'équivalent de 8,1 Mrd € réinjectés dans l'économie néo-zélandaise), Fonterra réduit la voilure. Dans un communiqué publié le 28 septembre, il révise à la baisse ses prévisions de dividendes et de prix versés aux producteurs pour la campagne 2014-2015. Le prix au kilo de matière sèche passe de $ 6 (3,7 €) à $ 5,30 (3,28 €), le plus bas niveau de rémunération proposé depuis 6 ans. « Les niveaux élevés des prix des matières premières, s'ils sont favorables aux fermiers, ont mis sous pression nos marges en 2014 », souligne Theo Spierings, CEO du premier exportateur mondial de produits laitiers. Sur l'exercice 2014, clos le 31 juillet, le bénéfice net de Fon-terra chute de 76 % à 179 M$ NZ (111 M€) pour un chiffre d'affaires de 22, 3 Mrd $ NZ (13,8 Mrd €), en progression de 19 %. Globalement, l'exercice 2014 a été une année riche en rebondissements pour la coopérative (11 500 adhérents). L'épisode de la fausse alerte au botulisme, qui a touché Danone, n'a pas empêché la progression des ventes de Fonterra en Asie, un de ses marchés clés, (+12 % en Chine et +20 % en Indonésie). Sur son marché domestique et en Australie (-6 %), la coopérative néozélandaise a dû faire face à une concurrence plus forte et à des conditions de marché difficiles.

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Pour 2014-2015, les dirigeants de Fonterra se montrent prudents face à un environnement très volatil. Ils rappellent qu'en 2014, les prix du lait sur le marché mondial ont dévissé de 40 %. Trois facteurs pèsent sur les transactions : des niveaux élevés de production, des stocks pléthoriques en Chine, sans compter le contexte géopolitique. L'embargo russe contre les importations de produits laitiers en provenance de l'UE aurait généré 2,5 Mrd de litres de lait d'excédents annuels, selon Theo Spierings. Pour 2014-2015, le groupe coopératif prévoit des investissement de 1,6 Mrd $ (999 M€) pour renforcer ses capacités de transformation notamment sur les sites de Pahiatua, Lichfield et Edendale.