Foodwatch a lancé une pétition le 20 septembre pour demander au géant de l’agroalimentaire Yoplait, détenu majoritairement par l’américain General Mills aux côtés de la coopérative Sodiaal, de faire apparaître sur l’étiquette de ses yaourts Panier 0 % aux fruits la présence de gélatine d’origine bovine, qui n’est pas signalée au consommateur. « Les industriels de l’agroalimentaire savent pertinemment quand ils recourent à des ingrédients, additifs ou auxiliaires technologiques dérivés d’animaux. Nous avons nous aussi le droit de savoir pour choisir librement ce que l’on souhaite consommer ou pas. Yoplait doit renseigner la présence de bœuf sur son étiquetage », réclame Mégane Ghorbani, responsable de campagnes au sein de l’ONG.
Foodwatch épingle ainsi une douzaine de produits connus pour lesquels l’étiquetage n’est pas assez précis. L’ONG qui pointe également du doigt les indications sur l’emballage qui embrouillent les consommateurs (rices) comme le "mystérieux « shellac » (E904) – une sécrétion de cochenille asiatique – que l’on retrouve dans la glace Façon glacier, fraise & morceaux de meringue Carte d’Or (Unilever) ou encore sur les pommes bien rouges et luisantes fuji. Généralement utilisés lors du processus de transformation, ces auxiliaires technologiques – par exemple, de la colle de poisson pour clarifier les liquides – "ne doivent pas obligatoirement être renseignés sur l’étiquette", rappelle l’ONG. Celle-ci salue en revanche les groupes qui jouent la transparence et de citer notamment le cas "du bouillon de volaille dans des conserves de flageolets Cassegrain, de la gélatine porcine dans des viennois chocolat de Nestlé et dans du tiramisu au rayon frais chez Carrefour ou de la gélatine de bœuf dans un macaron aux framboises Auchan".
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Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a réagi à ce communiqué sur LCI en mettant en avant l’importance du rôle du Conseil national de l’alimentation sur l’évolution de l’étiquetage des produits industriels. "C’est au Conseil national de l’alimentation de faire en sorte qu’on puisse avancer sur ces questions d’étiquetage", a-t-il dit sur la chaine TV. "Ce qui importe c’est que les industriels et nous-même puissions faire en sorte que demain les consommateurs puissent manger sereinement les produits qui sont mis à leur disposition", a-t-il ajouté.