Les régions ont dénoncé le 6 juillet « la course aux chiffres » menée par le gouvernement sur la formation en alternance, course qui « conduit à dévoyer les fondamentaux de l’apprentissage, au mépris de l’intérêt des jeunes ». La proposition de loi UMP visant à développer l’apprentissage « poursuit un seul objectif, répondre aux injonctions de l’Etat sur le développement quantitatif de l’apprentissage », affirme l’Association des régions de France (ARF) dans un communiqué. Elle dénonce notamment « le retour de l’apprentissage junior, sous statut scolaire », pour les jeunes ayant 15 ans au cours de l’année civile. Relevant que cette disposition va à l’encontre de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, les régions « réaffirment leur volonté de ne voir aucun élève stopper sa formation initiale avant d’avoir acquis le socle commun de connaissances et de compétences sanctionné par la fin du 1er cycle d’enseignement secondaire ». Elles contestent aussi la possibilité d’apprentissage pour les intérimaires, l’apprentissage pour les saisonniers « avec des risques évidents de perte de qualité dans le suivi-accompagnement des jeunes », et la possibilité pour les jeunes de faire un apprentissage sans employeur, sous le statut de formation professionnelle, qu’elles qualifient de « non-sens ». L’examen de ce texte, en urgence, prive par ailleurs les parlementaires « de leur capacité à exercer leurs prérogatives », souligne l’ARF. Les régions s’opposent également « au tour de passe-passe » visant à fermer des sections dans les lycées professionnels pour remplir les sections d’apprentissage.
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