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Formation et conseil agricole : une politique difficile à centraliser

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Avec une future Pac qui devrait mettre l’accent sur la subsidiarité et des outils sur-mesure afin de répondre aux spécificités locales, l’échange de connaissances et les activités de conseil agricole vont prendre une importance croissante dans les prochaines années. Une étude rendue à la Commission européenne le 25 février, qui servira de base à un rapport final prévu en 2021, montre la difficulté à développer les systèmes de Conseil agricole depuis Bruxelles compte tenu de la diversité des dispositifs mis en place dans les États membres. « L’organisation des services de conseil est extraordinairement diversifiée dans les États membres et leurs régions et est liée au contexte historique de la privatisation des anciens services publics », constatent les auteurs de ce travail.

La charge administrative des mesures d’échange de connaissances, de conseil et d’innovation (dont les budgets restent faibles par rapport aux autres mesures de soutien de la Pac) limite leur utilisation, en particulier dans les cas où les États membres ont la capacité de soutenir ces activités avec leurs propres fonds. Résultat : une faible utilisation des mesures (qui touchent environ 10 % des exploitations agricoles de l’UE et 20 % des bénéficiaires de la Pac) qui montre que les États membres ne considèrent pas ces dispositions comme une priorité élevée pour tous les agriculteurs. Par exemple, le budget prévu pour les services de conseil a diminué de 20 % sur la même période. Mais, indique l’étude, cela n’implique pas nécessairement une diminution de l’aide publique pour ces services car dans plusieurs États membres, ils sont soutenus par des fonds nationaux uniquement (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas…).

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Et d’autres instruments et mesures de la Pac encouragent également les agriculteurs, directement ou indirectement, à demander une formation ou des conseils pour la conditionnalité, le verdissement, les mesures agroenvironnementales et climatiques, la certification obligatoire pour l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, les aides à l’agriculture biologique… Et au-delà de la Pac, une offre financée par les gouvernements nationaux et régionaux, les agriculteurs eux-mêmes et les acteurs de la chaîne d’approvisionnement existe aussi.