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Formation professionnelle continue : trop de réformes, trop d’Etat

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Au fur et à mesure des réformes successives de la formation professionnelle continue, l’Etat prend de plus en plus de place, trop de place, juge la FNSEA. Son secrétaire général adjoint, Jérôme Despey, a tapé du poing sur la table en publiant une déclaration, le 2 mai, quelques semaines après la parution du rapport Larcher pour la réforme de la formation professionnelle, proposé alors que la réforme de 2008 entre en application en 2012 pour la première année. Jérôme Despey dénonce les réformes successives et « la reprise en main par l’Etat de la gestion des fonds paritaires », notamment « l’encadrement des frais de gestion des organismes paritaires collecteurs agréés ». Organisations professionnelles d’un côté (FNSEA, Unep, entrepreneurs des territoires… pour la branche agricole) et syndicales « ont toute leur place dans la gestion des politiques de formations, les uns représentant les organismes cotisant pour la formation professionnelle continue, les autres les salariés qui en seront bénéficiaires. La FNSEA déplore aussi que ces fonds mutualisés soient « ponctionnés par l’Etat », à hauteur de 200 millions d’euros par exemple en 2012, pour des projets plus transversaux. Ces fonds ne doivent pas servir uniquement la formation des chercheurs d’emploi, qui fait partie des projets définis par les branches, mais aussi celle des salariés, note la FNSEA. Le syndicat reconnaît que l’Etat « est le garant de la bonne gestion des fonds mutualisés dont l’utilisation doit être conforme à son objet », mais appelle à ne pas « scier notre branche ».

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