Le gouvernement a retiré le 23 mai ses amendements sur la réforme de la carte régionale des formations professionnelles, comprise dans son projet de refondation de l’école, qui constituait une pomme de discorde avec ses alliés communistes. Le Sénat a adopté par 176 voix contre 170 l’article 18 sur la mise en oeuvre de cette carte des formations professionnelles. Son rejet aurait été de très mauvaise augure sur le vote final du texte par la Haute Assemblée. Avec ses amendements, le ministre de l’Education Vincent Peillon voulait préciser que la région arrête chaque année la carte des formations professionnelles conformément aux choix retenus par la convention annuelle signée par les autorités académiques et régionales. Cette convention fixe le classement par ordre de priorité des ouvertures et fermetures de sections de formation professionnelle initiale, en fonction des moyens disponibles. « Le maintien de ces amendements est un casus belli », avait prévenu avant le débat Brigitte Gonthier-Maurin (Communiste, républicain et citoyen). Elle a en revanche accepté la version de la commission, « affirmant que ce sont les autorités académiques qui décident en premier lieu de l’ouverture et de la formation de centres de formation professionnelle, la région n’intervenant qu’en second lieu ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.