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Saumon Fumé/Investissement Forte croissance pour Meralliance

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7,5 millions d’euros, c’est le montant total que Meralliance, leader français du saumon fumé à marque de distributeur va injecter, d’ici à 2012 dans ses deux outils de production.

Sa principale usine située tout près de son siège social à Quimper (Finistère) fait l’objet du programme de travaux le plus important, avec 6 millions d’euros sur trois ans. Les deux tiers de l’enveloppe vont être consacrés à des aménagements sociaux et environnementaux, 2 millions portant spécifiquement sur la production.
A l’issue des travaux prévus jusqu’au début 2012, la surface totale de l’usine sera agrandie de 1700 m2 et portée à 10 000 m2. « Nous allons nous doter d’un nouveau magasin d’emballages et d’une chambre de maturation, et étendre nos quais de livraison », explique Gilles Charpentier, président de Meralliance. Ces nouvelles infrastructures doivent permettre à Meralliance de doper ses fabrications. « De 4500 tonnes, nous allons passer dès 2011 à 5500 tonnes », révèle Gilles Charpentier.
Il entend accompagner le fort développement des marques de distributeurs qui progressent « de 15 à 20 % actuellement » sur le marché du saumon fumé. Notamment par une politique d’innovation avec le lancement annoncé de nouvelles gammes.

Test sous marque avant d’élargir aux MDD
« Elles sont actuellement en phase de test sous notre marque propre, Armoric », explique Gilles Charpentier. Mais il n’en dit pas plus. Tout juste concède-t-il qu’elles seront basculées sur le segment des MDD, dès qu’elles auront trouvé leurs consommateurs. Ce qui peut arriver très vite, en l’espace de trois à quatre mois.
Car les marques d’enseigne, c’est le cœur de marché de Meralliance. La PME bretonne réalise 90 % de ses ventes (82 millions d’euros en 2008, + 10 % par rapport à 2007) sous des marques de distributeurs. En saumon fumé comme en poisson sauvage fumé et mariné (une dizaine d’espèces, 5 % des volumes réalisés à Quimper), Meralliance détient le leadership du marché français des MDD. Toute son organisation est bâtie pour satisfaire l’engagement premier de l’entreprise, « un taux de service supérieur à 98,5 % », souligne Gilles Charpentier. Un schéma qui impose une organisation industrielle en flux tendu, avec préparation de commandes à partir de la plate-forme logistique de l’entreprise, située à Landivisiau (Finistère), à environ 70 kilomètres au nord de Quimper.
Même l’offre « premier prix » de Meralliance, fabriquée dans son usine de Pologne transite par la plate-forme finistérienne, avant expédition vers les clients finaux. Dans cette usine, Meralliance engage parallèlement un second investissement, une enveloppe de 1,5 million d’euros qui va donner de l’air à l’usine. De 900 tonnes actuellement, elle passera à une capacité de 2000 tonnes d’ici à l’automne 2010, indique le président de Meralliance. Ces produits finis, congelés en totalité sont destinés au marché français à 60 % et à l’Italie pour le reste.
Cependant, ces investissements n’auront aucun impact sur l’emploi. Ils permettront seulement de consolider les effectifs à Quimper. Meralliance emploie 550 salariés dans l’ensemble de ses sites, dont 325 équivalent temps plein dans cette ville.

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