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Forte dégradation du moral des agriculteurs en 2016, notamment des céréaliers

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En 2016, 51 % des distributeurs d’agroéquipements estiment que les céréaliers ont un « très mauvais moral », 41 % un « mauvais moral » et 2 % un « bon moral », selon l’enquête réalisée en septembre et octobre par le Syndicat national du service et de la distribution du machinisme agricole (SEDIMA). L’an passé, seuls 5 % des distributeurs estimaient que le moral des céréaliers était « très mauvais » et 37 % « mauvais » (48 % « moyen », 8 % « bon » et 2 % « très bon »). La mauvaise récolte des céréales en France en 2016 a donc complètement renversé la donne. À noter également, toujours en 2016, que les distributeurs estiment que le moral des céréaliers est en bien moins bon état que celui des éleveurs, pourtant fortement touchés par deux ans de crise. Pour 5 % d’entre eux, les éleveurs ont un « très bon moral » et pour seulement 40 % d’entre eux, le moral des éleveurs est « très mauvais » (40 % « mauvais »). Une information à mettre en lien avec une hausse probable du prix du lait pour 2017 et la forte demande chinoise de viande de porc qui a fait grimper les prix depuis le printemps. En 2015, les distributeurs estimaient le moral des éleveurs : « mauvais » à 26 %, « très mauvais » à 37 % et « moyen » à 37 %. « Le secteur de la polyculture-élevage regroupe un peu les deux tendances », observait Raphaël Lucchesi, président du Sédima, le 12 octobre en conférence de presse.

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