Abonné

Forte hausse de la mortalité naturelle des arbres en moins de dix ans

- - 2 min

La mortalité naturelle des arbres a fortement augmenté en France entre 2015 et 2023, a révélé le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) dans une étude publiée dans la revue scientifique Nature Communications le 9 juillet. Pour cette première analyse menée à l’échelle nationale, les chercheurs ont étudié plus de 500 000 arbres recensés par l’Inventaire forestier national (IFN), à l’aide notamment de modèles d’apprentissage automatique. Parmi les neufs essences d’arbres les plus communes en France, la mortalité naturelle (hors coupe humaine, incendies ou tempêtes) a été multiplié par 1,5 à 4 entre 2015 et 2023, avec une accélération notable depuis 2020. La mortalité naturelle du hêtre commun (plus de 9 % des arbres en France) a plus que doublé entre 2019 et 2023, tandis que celle du châtaignier commun dépasse aujourd’hui les 2,5 %.

Selon l’étude, cette hausse résulte davantage de « combinaisons d’anomalies climatiques saisonnières », accentuées par le réchauffement climatique, que d’un seul évènement extrême. Des anomalies accélérées par le réchauffement climatique, rappelle l’étude. Ainsi, les printemps particulièrement humides peuvent favoriser le développement du feuillage et accroître les besoins des arbres en eau, les rendant vulnérables aux étés secs. Les hivers et les printemps anormalement chauds favorisent quant à eux « la survie des ravageurs et perturbent la physiologie des arbres », supposent aussi les chercheurs. Les vagues de chaleur exceptionnelles de 2026 devraient « assez probablement » accélérer le phénomène, prévient Agnès Pellissier-Tanon, chercheuse au LSCE et co-autrice de l’étude, qui s’attend à voir une plus forte mortalité des arbres « dans un ou deux ans ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

aléas climatiques
Suivi
Suivre
changement climatique
Suivi
Suivre

JJ, avec l’AFP

Les chercheurs observent une accélération notable depuis 2020