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France/Conjoncture Forte sinistralité pour les entreprises alimentaires en 2013

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Le seuil des 60 000 cessations de paiement a été franchi, avec 63 101 défaillances qui auront été prononcées en 2013 (+ 3 %), un nombre très proche de celui observé en 2009 (63 709), selon une étude publiée le 16 janvier par Altares, spécialiste du renseignement commercial sur les entreprises. La fin de l'année « semble toutefois vouloir exprimer une meilleure tendance avec un arrêt de la hausse des règlements et liquidations judiciaires », ose espérer Altares. Cependant, encore 16 000 défaillances ont été prononcées sur le dernier trimestre, un volume comparable à celui des quatrièmes trimestres 2008 et 2009. 68 % des jugements sont des liquidations directes en 2013.

Les industries alimentaires ont enregistré 1 486 défaillances (LJ et RJ) en augmentation de 3,6% sur un an. Les industries hors alimentaires sont, à l'inverse, en recul de 0,6% à 2 986 défaillances. Cependant parmi les 20 plus grandes défaillances (entreprises de plus de 50M€ de chiffre d'affaires), on trouve cinq entreprises du secteur agroalimentaire : Gas SAS (446,8 M€), Continentale Nutrition (220,2 M€), Européenne Food (116,6 M€) et Spanghero (78,9 M€) et Ledun Pêcheurs d'Islande (57,0 M€). Dans un domaine proche, la restauration a été particulièrement sinistrée, avec un nouveau record historique de 5 700 RJ-LJ, en hausse de 6,6%. La restauration traditionnelle est plus touchée (+9%) que la restauration rapide +1%).

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LES GRANDES ENTREPRISES TOUCHÉES

Dans une étude sur le même sujet, l'assureur-crédit Euler Hermes France souligne le haut niveau de sinistralité qui a frappé les entreprises françaises de plus de 1 M€ de chiffre d'affaires en 2013. En 2013, ce sont 4 880 entreprises ayant un chiffre d'affaires de plus de 1 million d'euros qui ont fait défaut. La remontée des défaillances pour cette catégorie est trois plus forte que pour l'ensemble des entreprises : +5,5% (contre +1,7% selon les chiffres provisoires 2013 toutes catégories confondues, soit 62 175 entreprises défaillantes en 2013). Euler Hermes prévoit une légère inflexion de - 1% de l'évolution des défaillances en 2014. Ce faible repli de la sinistralité masque toutefois des records de défaillances en termes de volume, avec 61 800 entreprises qui feraient défaut en 2014.