Les disparitions de colonies d'abeilles en hiver ont varié entre 3,5 et 33,6% selon les pays de l'UE en 20122013, selon une étude de la Commission européenne. Le nord de l'Europe a été le plus fortement affecté.
LES taux de mortalité des abeilles montrent d'importantes différences entre le sud et le nord de l'UE, variant entre 3,5% à 33,6% selon les résultats du programme européen de surveillance de la mortalité des abeilles (Epilobee) présentés par la Commission européenne, le 7 avril à l'occasion d'une conférence à Bruxelles sur la santé des abeilles. L'étude de surveillance a porté sur près de 32 000 colonies dans 17 États membres de l'UE entre l'automne 2012 et l'été 2013. En Grèce, Hongrie, Italie, Lituanie, Slovaquie et Espagne les pertes de colonies en hiver ne dépassent pas les 10%. En Allemagne, France, Pologne et Portugal, ces pertes varient entre 10 et 15%. Et en Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, Suède et Royaume-Uni le taux de mortalité a été supérieur à 20 %. Les taux de mortalité des colonies en été, pendant la saison apicole, sont inférieurs aux pertes hivernales allant de 0,3 à 13,6%. Les causes de ces disparitions ne sont, par contre, pas connues. L'étude qui ne s'est pas penchée sur les pesticides faute de faisabilité, note une grande variabilité de maladies affectant les butineuses. Seul le Varroa (un parasite) se retrouve dans tous les pays.
Parmi les discussions entre autorités publiques, professionnels et ONG, au cours de la journée de débats, est notamment ressorti le manque de médicaments vétérinaires aujourd'hui à la disposition des apiculteurs pour lutter contre les maladies des abeilles, notamment la varroase. À ce jour seules trois molécules ont obtenu une autorisation de mise sur le marché dans l'UE. Un appel a été lancé pour que les professionnels aient accès à plus de solutions pour traiter leurs colonies, par le président du groupe de travail miel du Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l'UE), Etienne Bruneau.
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PRÈS d'un quart des espèces européennes de bourdons sont menacées d'extinction du fait surtout du changement climatique et de l'intensification de l'agriculture, selon une étude menée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les auteurs de ce travail suggèrent également que les maladies qui touchent les abeilles domestiques sont transmises aux bourdons. Sur les 68 espèces de bourdons qui vivent en Europe, 46% voient leur population diminuer, 29% sont stables et 13% voient leur population augmenter. Sur les 5 plus importants pollinisateurs d'Europe, 3 sont des bourdons, selon l'UICN.