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Sucre Fortes pressions pour le maintien des quotas sucre au-delà de 2015

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De nombreux États membres reviennent à la charge sur le dossier du sucre, réclamant le maintien des quotas de production au-delà de 2015. La Commission européenne réaffirme, elle, que l’abolition de ce régime est la suite logique de la restructuration opérée dans ce secteur.

 

Dans le cadre de leurs discussions sur la réforme de la Pac, les ministres de l’agriculture de l’UE ont de nouveau affiché leurs divergences, le 28 novembre à Bruxelles, sur la proposition de la Commission européenne de mettre fin le 30 septembre 2015 aux quotas de production de sucre. Celle-ci a été soutenue par la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, Malte et la Lettonie, ainsi que par l'Italie, l'Irlande et la Slovénie. À l’inverse, la Hongrie, la Belgique, l'Espagne, la France, le Portugal, l'Allemagne, la Finlande, l'Autriche, la Bulgarie, l’Estonie, la Slovaquie et la Lituanie ont réclamé le maintien de ce régime jusqu’en 2020. La Pologne s’est prononcée aussi pour ce maintien, moyennant toutefois une augmentation des quotas de 15 % en une seule fois ou bien de 5 % par an sur trois ans. Une solution du même type a été préconisée par la Roumanie, avec une période transitoire d’augmentation des quotas de 5 à 10 % par an, ainsi que par la Croatie (qui deviendra membre de l’Union le 1er juillet 2013).
La Grèce a suggéré la mise sur pied d’un groupe à haut niveau pour étudier les mesures à mettre en œuvre en cas d’abolition des quotas.
Enfin, le Luxembourg et Chypre ont adopté une position ouverte.

« Bizarre »

Rappelant que la suppression des quotas de sucre est la suite logique de la restructuration du secteur, Dacian Ciolos a qualifié de « bizarres » les demandes visant en même temps à les maintenir et les augmenter. Notant qu’il ne fait pas de l’abolition de ce régime une « question idéologique », le commissaire européen à l’agriculture a rappelé qu’un instrument de gestion restera disponible, à savoir le système de contrats entre les betteraviers et les producteurs de sucre. En tout cas, selon lui, « il y a des arguments solides pour supprimer les quotas en 2015 ».

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