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Nutrition Fortification, terme en voie de disparition ?

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Lors d’une réunion des ministres des Vingt-Cinq, le 6 décembre, la Commission européenne a fait un point sur l’état des travaux concernant la future réglementation relative aux aliments enrichis.

Dépendant du règlement sur les allégations nutritionnelles et de santé, le réglement sur « l’adjonction de vitamines, de substances minérales et certaines autres substances aux denrées alimentaires » patine au Parlement européen et fait l’objet d’attentes contradictoires de la part des Etats membres. La Commission de Bruxelles a profité d’une réunion des ministres de l’Union européenne, le 6 décembre, pour faire un point sur l’état des travaux concernant ce dossier.

Liste positive

Elle a pointé plusieurs difficultés rencontrées lors des débats d’experts et notamment a fait part de la volonté de certains Etats membres de ne pas limiter la fortification des aliments a priori mais plutôt d’établir une liste de vitamines, de minéraux – et d’autres substances si nécessaire – qui seraient interdites, limitées ou soumises à un contrôle communautaire. Ils appellent de leurs vœux ce que le jargon communautaire qualifie de « liste positive » qui assouplirait considérablement la portée du texte.

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A l’inverse, quelques délégations ont un avis radical sur les notions « d’aliment de remplacement » et de « fortification ». Elles demandent leur suppression. A leurs yeux, ces termes sont source de confusion dans l’esprit des consommateurs. Quoi qu’il en soit, bon nombre d’Etats membres attendent des clarifications sur les conditions d’utilisation de ces termes et sur leur étiquetage.

Profils nutritionnels

Reste enfin en suspens la question de l’interdiction a priori de l’enrichissement pour certaines catégories d’aliments. Le projet de la Commission européenne prévoit d’interdire en fonction des profils nutritionnels de chaque produit. Les Etats membres sont partagés sur ce point et en tout état de cause, attendent des clarifications sur la notion de profil nutritionnel.