Tirant, entre autres, les leçons de la crise du lait, ministres et eurodéputés vont commencer à débattre sérieusement de l’avenir de la Pac après 2020, réflexion à laquelle se sont attelés experts et universitaires, « task force » européenne et « thinks tanks ». La Commission de Bruxelles, dont l’image est encore un peu plus ternie par les récents propos douteux d’un de ses membres, devrait, de son côté, présenter ses premières idées et options à l’été 2017, malgré l’affaiblissement de ses services chargés du secteur. Elle pourrait, avant cela, lancer, dès le mois prochain, une consultation publique. Et ensuite ? L’exécutif devrait soumettre une « communication », puis, en 2018, des propositions législatives pour des négociations qui, d’ailleurs, seront étroitement mêlées à celles sur le cadre financier pluriannuel de l’UE post-2020. Le tout sur fond de Brexit, lequel soulève nombre d’interrogations, y compris juridiques au Royaume-Uni même. Or, le mandat du collège présidé par Jean-Claude Juncker vient à terme fin octobre 2019, cinq mois après les prochaines élections européennes. Face à ce calendrier complexe et fragile, un autre pourrait être imaginé. Établir dans un premier temps un cadre financier transitoire courant jusqu’à 2022 sans les Britanniques (qui sont censés quitter l’Union en 2019) et proroger la Pac actuelle jusqu’à cette date (moyennant simplification et adaptations pour mieux gérer les risques notamment) permettrait de prendre le temps de mener plus sereinement, avec des acteurs stables, les négociations budgétaires et agricoles. Pour l’après-2022.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.