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Marché des céréales Franc succès pour la bourse de commerce européenne des céréales

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Paris a organisé cette année la bourse de commerce européenne des céréales, qui s’est déroulée les 18 et 19 novembre. Avec plus de 2 600 personnes, le record de participation a été battu. Le secrétaire d’Etat à l’Agriculture a particulièrement apprécié cet événement et a indiqué qu’il prenait acte de la demande des céréaliers qui réclament des restitutions pour le blé et le maïs.

La bourse européenne des céréales, événement organisé chaque année dans une ville différente de l’Union européenne, n’avait pas eu lieu en France depuis 1990 et ne reviendra pas de sitôt : sûrement pas avant 2020. Alors, les organisateurs ont voulu reçevoir les opérateurs du monde des céréales avec apparat, dans les salons prestigieux du Carroussel du Louvre. Et ils sont venus en nombre : 2 650 personnes ont fait le déplacement. Un record absolu de participation, le précédent record datant justement de 1990 à Paris avec 2 300 personnes.

Mais pourquoi un tel afflux ? Pour Baudouin Delforge, président de la bourse de commerce de Paris et président, pour les deux années à venir, du consortium des bourses européennes, l’élargissement de l’Union européenne est une première explication : « Il y a eu beaucoup de curiosité de la part des opérateurs des nouveaux Etats membres», commente-t-il. Mais selon lui, la raison principale est l’internationalisation de plus en plus grande du commerce des céréales. « 42 pays étaient représentés, des cinq continents : je n’avais jamais vu cela», se réjouit Baudouin Delforge. Même l’office australien AWB était présent. La prochaine bourse européenne aura lieu à Vienne du 20 au 22 octobre 2005.

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Nicolas Forissier prend acte du besoin de restitutions

Le secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Nicolas Forissier, est venu inaugurer la bourse de commerce le 19 novembre. Il est resté deux heures pour visiter une quinzaine de stands, des opérateurs français (Soufflet, Epis-Centre, Lecureur ou encore Champagne-Céréales), des organisations telles que l’Onic, la Ffcat ou la FNA, mais aussi le célèbre « Chicago Board of Trade » ou CBoT américain, ou encore Cargill qui va être le pourvoyeur de blé français pour la Chine, suite au contrat signé entre la France et la Chine pour 700 000 tonnes de blé.

Le secrétaire d’État à l’Agriculture a indiqué qu’il « prenait acte » de la demande des céréaliers pour des restitutions à l’exportation. Celles-ci sont redevenues nécessaires depuis la dernière récolte, abondante, et aussi en raison de l’appréciation de l’euro sur le marché des changes. Jusqu’à présent, les quelques restitutions accordées par le comité de gestion de Bruxelles ne concernent que de l’orge. Les opérateurs demandent qu’elles soient accordées aussi sur le blé et le maïs.