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France 2030 : un manque de contenu social et écologique, selon un collectif d’étudiants

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Un collectif de 49 étudiants en agriculture, agronomie et agroalimentaire dénonce, dans une tribune publiée par Médiapart le 20 juillet, une absence de prise en compte des préoccupations sociales et environnementales dans le plan France 2030 pour atteindre une alimentation « saine, durable et traçable ». Ce plan présenté le 12 octobre 2021 par le président de la République comporte selon eux d’importantes omissions : « Les étudiants évoquent le souhait d’un modèle agricole ne défavorisant plus les exploitations les plus respectueuses de l’environnement, ce qui passe par la reconnaissance des bénéfices sociaux et environnementaux apportés par ces fermes et par leur promotion. Pourtant, cette prise en compte de l’impact social et environnemental de nos productions et de notre économie n’est que très peu évoquée dans le discours du président (" climat " et " environnement " apparaissent respectivement à̀ quatre et deux reprises) ».

« De nombreux étudiants attendent une révolution sociale pour une répartition équitable des salaires dans les domaines agricoles et agroalimentaires », précise la tribune, qui appelle aussi à « une évolution des pratiques » : agroforesterie, conservation des sols, fermes urbaines, diversification des cultures, agroécologie, tout en veillant au maintien des savoir-faire locaux. Des débats ressort une forte dimension sociale : « L’État doit fixer des prix sur des produits essentiels tels que les produits alimentaires », demandent les signataires de la tribune en scolarité à l'Institut Agro.

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Le texte ajoute que les t ermes « légumineuses », « justice  sociale », « lutte biologique » et « agroécologie » ne « sont pas évoqués » dans le plan de relance. Pourtant, chacun de ces termes apparaît à plus de dix reprises dans les comptes-rendus des débats étudiants, selon le collectif.

Cesser de défavoriser les exploitations les plus vertueuses