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Les entreprises françaises de la première transformation de viande seront désormais représentées à Bruxelles par l’association France Agro Europe. Elle se fixe pour objectif d’assurer, notamment dans le cadre de l’élaboration de la législation, la représentation des opérateurs français de la 1ère transformation (abattage, découpe, transformation laitière…) auprès des institutions de l’Union européenne (UE). La structure a été fondée par trois des acteurs majeurs des filières de production et de transformation de l’agroalimentaire français : le groupe coopératif Agrial, présent dans la production agricole et la transformation dans les secteurs du lait, des boissons, des légumes, des volailles et des viandes, la coopérative Cooperl, acteur majeur de la production et transformation de viande de porc et le syndicat SNIV–SNCP, organisation professionnelle regroupant les entreprises industrielles françaises, grandes et petites, du secteur de la viande bovine, ovine et porcine. Les trois membres fondateurs espèrent que leur initiative sera partagée par l’adhésion de nouveaux membres dans un proche avenir.
De nombreux dossiers à suivre
FAE se veut une organisation complètement originale et novatrice en ce sens qu’elle offre aux entreprises françaises de la 1ère transformation une représentation directe à Bruxelles, à la différence d’autres structures regroupant au sein d’organisation européennes des associations nationales des États membres, tel le Copa-Cogeca. De même, elle se veut association multi-produits, et non pas représentant une seule filière. Un certain nombre de dossiers attendent déjà FAE, parmi lesquelles l’uniformisation des règles européennes en termes de législation sociale ou fiscale, afin de réduire voire éliminer les distorsions de concurrence. FAE se fixe également pour mission de suivre la mise en œuvre des réformes de la PAC, notamment dans le secteur laitier avec la fin des quotas mais aussi la mise en place des organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes. FAE sera également mobilisée pour continuer de faire valoir sa position pour un étiquetage obligatoire du pays d’origine à tous les stades de production et transformation de la viande. L’organisation entend également jouer un rôle d’information tant des acteurs économiques français qu’européens sur les enjeux des négociations commerciales bilatérales menées par l’Union européenne avec les pays tiers, dans le cadre de l’OMC. Enfin, FAE s’attachera à suivre les propositions de modernisation des législations communautaires sur la santé animale et végétale, et les aspects liés au financement des contrôles qui ne sauraient être supportés par les seuls acteurs privés.
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