Une fois n'est pas coutume, pro et anti OGM tombent d'accord : ils doutent de l'efficacité de la proposition de la Commission européenne d'accorder aux Etats membres la liberté d'autoriser de restreindre ou d'interdire les mise en cultures de plantes génétiquement modifiées. Dans un communiqué du 13 juillet, Greenpeace déplore que rien ne soit proposé pour renforcer l'évaluation des risques sanitaires et environnementaux. « Ce qui pourrait passer pour une avancée notoire n'est en fait qu'un cadeau empoisonné. (…) Elle facilitera les autorisations de mise en culture », souligne l'association écologiste. Pour le syndicat Coordination rurale, « il sera rapidement impossible de faire face aux distorsions de concurrence induites par l'utilisation de semences OGM dans certains pays et leur interdiction dans d'autres. Ce sont les producteurs eux-mêmes, jusqu'ici ultime rempart contre les poussées des lobbies pro-OGM et de la Commission, qui vont devoir utiliser les OGM et donc avoir à faire pression sur leur gouvernement pour en obtenir l'autorisation ». L'interprofession des semences (Gnis), essaie de rester optimiste : elle espère que la proposition de la Commission débloquera les dossiers en instance et donnera enfin aux agriculteurs le libre choix de leurs cultures. Mais le Gnis craint surtout que cela n'entraine« l'application de conditions spécifiques par pays ou régions, qui irait à l'encontre des principes du marché intérieur européen ».
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