Si environ 50 000 personnes ont été traitées en France par des produits fabriqués grâce au sang de deux personnes touchées par le variant humain de la maladie de la vache folle, les autorités sanitaires estiment que la probabilité de contamination est quasi nulle et n’exige pas d’informer la majorité des patients concernés. C’est en tout cas ce qu’indique l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un rapport publié le 28 février.
Une enquête avait été lancée après la découverte que deux récentes victimes de la nvMCJ en France avaient, à de nombreuses reprises, donné leur sang avant que n’apparaissent chez elles les premiers symptômes de la maladie. La première avait ainsi effectué des dons entre 1993 et 2003 et la seconde entre 1984 et 2002.
Au total, seules neuf personnes ayant reçu des produits sanguins provenant des deux donneurs atteints ont dû être recherchées par les autorités. Seules deux d’entre elles n’ont pas encore été retrouvées.
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Ces neuf personnes sont désormais exclues du don d’organe, de tissu et de cellules.
Pour ce qui est des patients ayant reçu des médicaments dérivés du sang issu des dons de ces deux malades, la situation s’avèrait plus délicate, notamment du fait du grand nombre de personnes soignées ainsi depuis 1993. Toutefois, l’Afssaps estime que l’efficacité du processus de fabrication de ces médicaments pour ce qui est de l’élimination du prion du nvMCJ a été scientifiquement prouvée. Compte tenu de ces risques de contamination jugés minimes, les autorités ont choisi de n’informer que 2 000 hémophiles nécessitant des traitements permanents, sur le total de 50 000 patients ayant reçu ces médicaments pour la plupart de manière occasionnelle.