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Lait France Milk Board, entre organisation et tensions internes

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Lors de son assemblée générale, le 25 juin, l’organisation de producteurs France Milk Board Grand ouest a réfléchi à la création d’une association d’organisations de producteurs pour négocier au niveau national avec les laiteries. Mais des tensions internes subsistent dans la structure.

France Milk Board (FMB) et France Milk Board Grand ouest ont tenu leur assemblée générale mardi 25 juin, en Ille-et-Vilaine. En décembre 2012, France Milk Board Grand ouest avait été reconnue officiellement comme organisation de producteurs par les pouvoirs publics. Les organisations de producteurs (OP) sont autorisées à négocier les contrats régissant les relations entre les producteurs et les laiteries, et seront en première ligne après la fin des quotas laitiers, en 2015.
Lors de cette assemblée générale, les 277 producteurs adhérents ont donné un mandat à FMB Grand Ouest pour négocier un contrat auprès des transformateurs. Lors de cette assemblée, l’idée de créer une association d’OP a été évoquée, et sera débattue lors des assemblées générales de FMB Sud Ouest et FMB Normandie cet été. Cette association d’OP, structure prévue par la loi, pourrait négocier au niveau national avec les laiteries pour avoir plus de poids.
Denis Jehannin, le nouveau président de FMB Grand ouest, demande au ministre de l’Agriculture à « être invité comme les autres organisations reconnues, aux tables des négociations chez les industriels et aux réunions sur l’avenir de la production laitière en France ».
 
Récupération syndicale
L’ambiance ne semble toujours pas être au beau fixe à France Milk Board. Pour preuve, Paul de Montvalon a démissionné de son poste d’administrateur de FMB Grand ouest, après en avoir perdu le poste de président au profit de Denis Jehannin. Il met en garde contre une tentative de récupération syndicale de FMB Grand Ouest par la Confédération paysanne et surtout la Coordination rurale, un serpent de mer pour l’association. « J’ai toujours voulu une structure asyndicale : on ne fait pas des OP pour faire de la politique, mais pour défendre les producteurs et pour négocier le prix du lait », argumente-t-il.
Par ailleurs, il précise que « tous les comptes ont été approuvés, il n’y a pas eu de réclamation, et aucun transfert d’argent illégal, contrairement à ce que certains disaient ». Paul de Montvalon reste toutefois président de la structure nationale France Milk Board et compte bien continuer à y jouer un rôle.

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