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Biomasse France Miscanthus va démarrer des essais dès ce printemps

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Organisation créée à l’initiative des planteurs de betteraves, France Miscanthus devrait lancer dès ce printemps des essais pour transformer au mieux la graminée vivace en énergie pour les usines de déshydratation.

Les usines de déshydratation brûleront peut-être bientôt du miscanthus plutôt qu’au charbon. Porté par l’association France Miscanthus et présenté le 4 décembre dernier par la CGB, ce projet prend forme. Dès ce printemps, France Miscanthus devrait se lancer dans des essais. Ils permettront d’évaluer les meilleurs procédés de transformation du miscanthus en énergie utilisable pour les usines de déshydratation de luzerne ou de pulpe. Récoltée en sec, cette graminée vivace cultivée à raison de quelques centaines d’hectares en France sera ensuite mélangée au charbon.

Nombreuses questions sur le process

Sous quelle forme la conditionner puis avec quels outils la mélanger au charbon pour obtenir une efficacité énergétique maximale à un coût minimal ? C’est aujourd’hui une étape qui pose beaucoup de questions, plus que l’itinéraire cultural. Réalisés à partir du miscanthus acheté en France, les essais démarreront dans les usines de transformation de la luzerne. Ils se poursuivront à l’automne dans les usines de pulpe.

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Les projets de France Miscanthus devraient s’inscrire dans le plan de restructuration national que va mettre en place l’Hexagone dans le cadre de la réforme de l’OCM sucre. Financé à hauteur de 64 millions d’euros par le fonds de restructuration européen, ce plan a pour objectif de procurer de nouveaux débouchés aux planteurs ayant renoncé à la betterave.

Le plan de restructuration pour financer le projet

60 millions d’euros sont d’ores et déjà répartis entre les régions, en fonction des fermetures d’usines. Très affectée par les conséquences de la réforme, la Picardie devrait par exemple toucher 40 % du total. Une enveloppe de 4 millions d’euros demeure dans les mains du ministère au titre de « réserve de performance ». Le plan fonctionne sur le principe du plan de développement rural. Les régions viennent de renvoyer au ministère de l’Agriculture le document régional dans lequel elles expliquent leur stratégie. C’est au titre de la mesure 124, relative à la mise au point de nouveaux produits, procédés et technologies que France Miscanthus compte financer les essais. Rappelons que le projet de l’organisation répond à un double objectif : s’il donne un nouveau débouché aux planteurs de betterave qui ont dû abandonner la culture, il devrait également permettre aux usines d’améliorer leur bilan carbone.