En voyage officiel aux Etats Unis, le président français François Hollande a appelé le 12 février à Washington à une conclusion « des négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.
«NOUS avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations », a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain Barack Obama. Tandis que l'Union européenne attend une hausse de 28% de ses exportations outre-Atlantique du fait de cet accord, bon nombre de points d'inquiétude se sont manifestés, notamment en ce qui concerne les produits agricoles, d'élevage en particulier. « Si nous sommes de bonne foi, si nous sommes respectueux des positions des uns et des autres, si nous sommes attachés (...) à la croissance, nous pouvons aller vite », a fait valoir François Hollande.
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Le chef de l'Etat français a assuré que Washington et Bruxelles entendaient conclure « un traité commercial et de le faire avec le meilleur des esprits » d'ouverture des marchés et des marchés publics à la concurrence et de « lutte contre les barrières non tarifaires » (mesures protectionnistes). Pour autant, chacun des pays impliqués a « des intérêts à préserver », a noté François Hollande dans une allusion à l'exception culturelle défendue par la France ou aux négociations sur l'agriculture. Un « certain nombre de principes » doivent être « respectés mais nous voulons aboutir à cet accord », a-t-il avancé. « Pourquoi? », s'est encore interrogé le président français. « Parce qu'il sera aussi un élément de la croissance », le « développement du commerce mondial, quand il est équilibré, (étant) un facteur précieux pour l'investissement étranger ».