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Budget François Hollande intervient à Bruxelles en faveur des viticulteurs français

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À la suite de l’intervention du chef de l’Etat français, la Commission européenne a proposé d’augmenter de 20 à 50% le taux d’avance pour la mesure d’aide à l’investissement des programmes d’aide vitivinicoles, a indiqué le 4 juillet le ministère de l’Agriculture. Résultat attendu le 9 juillet.

L’affaire était au point mort depuis le début de l’année. Aussi, pour débloquer la situation : qui mieux que le président de la République ? C’est le coup réalisé par le ministre de l’Agriculture pour tenter de faire bouger la Commission européenne, jusque-là fermée sur le délicat sujet des programmes d’aide vitivinicole. « J’ai demandé au chef de l’État d’intervenir lors du Sommet européen qui s’est tenu les 27 et 28 juin, à Bruxelles », a déclaré, le 2 juillet, Stéphane Le Foll à l’occasion d’un débat, au Sénat, sur la Politique agricole commune. Le résultat est tombé deux jours plus tard. Dans un communiqué daté du 4 juillet, le ministre annonce en effet que la Commission européenne vient de proposer pour 2013, 2014 et 2015, « d’augmenter de 20 à 50% le taux d’avance pour la mesure d’aide à l’investissement des programmes d’aide vitivinicoles établis par l’OCM unique ». Sa proposition a été soumise au vote du comité de gestion prévu le 9 juillet. « Une avancée importante pour la France », dont s’est réjoui le ministre de l’Agriculture. De quoi s’agit-il ?
 
Des crédits pas suffisamment consommés
Une enveloppe spécifique nationale de 280 millions d’euros est destinée aux actions ciblées de la filière viticole en matière de promotion des vins, d’investissement dans les vignes et les cuves et dans la restructuration du vignoble. Mais, en 2013, ces crédits n’ont pas été suffisamment consommés. « Nous ne sommes pas allés assez vite », a indiqué Stéphane Le Foll aux sénateurs. En cause : des réglementations auraient posé problème, selon lui. D’où la demande de la profession à l’époque, faite au ministre de l’Agriculture, de pouvoir accroître les avances. Autrement dit : « de rattraper globalement ce qui n’a pas pu être consommé ». Mais la Commission européenne s’était alors opposée à la demande, au motif d’une absence d’accord sur les perspectives financières. François Hollande lui a donc fait changer d’avis.
En marge, les professionnels du vin français ont annoncé réfléchir avec FranceAgriMer à un système d’avances qui puissent aussi concerner les plans collectifs de restructuration (changement de cépage, changement de mode de conduite de la vigne, changement de densité des pieds de vigne). Ils souhaiteraient que ces plans collectifs fassent aussi l’objet d’avances en 2013, 2014 et 2015. À condition, cependant, que les vignerons puissent prouver avant le 30 juillet qu’ils ont engagé des travaux de plantation, a indiqué le 3 juillet à Agra Presse Jérôme Despey, président du conseil viticole de FranceAgriMer et par ailleurs vice-président de la FNSEA.

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