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François Hollande promet de donner de la visibilité aux chefs d’entreprise

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« Nous vivons bien plus qu’une crise, nous vivons un changement du monde », a soutenu le 13 novembre le président de la République lors d’une conférence de presse de près de deux heures et demie, au cours de laquelle il a notamment réaffirmé ses intentions en matière de diminution du coût du travail. Une volonté traduite, selon lui, dans son pacte de compétitivité,  « un pacte pour produire plus et mieux », a-t-il indiqué, avec pour objectif de donner de la « visibilité aux chefs d’entreprises, de la sécurité aux salariés et de la confiance aux consommateurs ». Le levier majeur de ce pacte est le crédit d’impôt, à hauteur de 20 milliards qui bénéficiera à tous, « même les sociétés ne payant pas d’impôts sur le revenu ». « Cette mesure aura un effet immédiat dès le 1er janvier », a-t-il rappelé. Ce sera un dispositif simple, « sans aucune formalité administrative ». C’est « un moyen de traverser la crise », a martelé François Hollande, qui a par ailleurs précisé que les premières propositions sur la fiscalité écologique seraient faites au printemps 2013. À la suite de ce discours, la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) a regretté dans un communiqué daté du 14 novembre que le mot « agriculture » n’ait pas été prononcé. Pas un mot non plus « sur l’économie et les emplois générés par ce secteur ». La FNPF en a conclu à un « manque d’intérêt » du président « pour un secteur fortement employeur de main d’œuvre ».