Cette soirée du 6 mai fut la première soirée électorale où même les vainqueurs avaient la mine grave. La crise. « Ça va être dur. Ce sera compliqué », a ainsi multiplié l’entourage du nouveau président de la République, lui-même aussi « pleinement heureux » que « pleinement soucieux », place de la Bastille, quelques heures après son élection. La liste des défis à relever est en effet longue. Parmi ces challenges : ceux liés à l’agriculture – un secteur que le corrézien d’adoption n’a pas su conquérir, puisque, comme en 2007, l’électorat agricole s’est massivement porté à droite. Saura-t-il s’en faire l’écho ? François Hollande l’a promis : « Je serai le président de tous les Français ». Il l’a promis plus spécifiquement, le redressement de la France passera par celui de son agriculture. Pour sortir « de dix années particulièrement difficiles pour cette filière », le chef de l’État a prévenu durant la campagne qu’il miserait notamment sur un budget européen « ambitieux », un allégement des charges liées au travail, la réconciliation de l’environnement avec l’agriculture, la mise en place d’un contrat moral entre les agriculteurs et la grande distribution, le maintien des droits de plantation, la révision des COV et plus de mutualisme. Ce labeur sera confié à une femme ou à un homme, qui connaîtra aussi bien le métier des exploitants que les mécanismes européens, a-t-il d’ores et déjà annoncé. Mais en attendant cette échéance prévue aux alentours du 15 mai, retour sur ce que pourrait être la politique agricole du nouveau président de la République et de son représentant.
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