Abonné

Recherche François Houllier, nommé président de l’Inra en Conseil des ministres

- - 3 min

François Houllier, directeur général de l’Inra délégué à l’organisation, aux moyens et à l’évaluation scientifiques, a été nommé président de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), le 25 juillet en Conseil des ministres.

À l’issue de ses auditions par les Commissions des Affaires économiques de l’Assemblée nationale et du Sénat, François Houllier a été nommé président de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), le 25 juillet en Conseil des ministres. Il succède à Marion Guillou depuis le 27 juillet. À 53 ans, François Houllier est depuis janvier 2010 directeur général de l’Inra délégué à l’organisation, aux moyens et à l’évaluation scientifiques.

L’importance de la biodiversité pour la santé des cultures

Cet ancien élève de l’École polytechnique, option biologie, est un scientifique connaissant bien les thématiques du végétal. En effet, il a été directeur scientifique « plante et produits du végétal » à l’institut, de 2005 à 2009, et depuis juin 2010, successivement président du comité d’orientation stratégique du groupement d’intérêt scientifique (Gis) Génoplante puis du Gis biotechnologies vertes. Ce Gis regroupe cinq organismes de recherche publique, 18 partenaires privés des filières végétales et des entreprises semencières.
De juillet 1994 à décembre 1997, il a été directeur de l’institut français de Pondichéry en Inde, a-t-il rappelé lors de ses deux auditions. « Je poursuivrai l’internationalisation de l’Inra, tout en maintenant son engagement déterminant dans l’Europe de la recherche », a-t-il dit à ce propos.
Le nouveau p.-d.g. de l’Inra a indiqué devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 24 juillet qu’il compte promouvoir la diversité agronomique des cultures, pour faire coup double : accroître la biodiversité tout en cassant les attaques parasitaires, le but étant de réduire la pression parasitaire et donc le recours à la lutte chimique. L’excès de monoculture est responsable à hauteur de 20% de la stagnation des rendements céréaliers, car il fragilise les cultures, a-t-il poursuivi.

Pour des OGM d’intérêt global

Il a annoncé aussi, toujours devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée, sur le sujet de la réduction des pesticides, que d’ici deux à trois ans des variétés de vigne résistantes au mildiou seront au point.
Répondant aux questions de députés sur les OGM, il a condamné à plusieurs reprises l’arrachage des essais de vignes OGM de Colmar. Il a estimé que la voie de recherche transgénique de l’Inra ne sera pas celle des variétés de maïs ou colza résistants à des herbicides, mais celle de travaux sur la capacité de plantes légumineuses de fixer l’azote atmosphérique, en symbiose avec des bactéries du sol. Un avantage qui permettrait de moins épandre de nitrates, engrais dont la fabrication requiert beaucoup d’énergie fossile.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.