Un frémissement. Rien de plus pour l’instant. Les ventes des hyper et des supermarchés, qui au mieux stagnaient en volume et se dégradaient en valeur depuis un an, se sont redressées en décembre et à nouveau en février. Au même moment la consommation de produits manufacturés progressait elle aussi, contrairement à d’autres périodes où les arbitrages se faisaient systématiquement au détriment de l’alimentaire. Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout quand c’est avant l’heure. Auparavant déjà, le hard discount marquait le pas tandis que les grandes enseignes Carrefour, Leclerc, Système U ou Champion relevaient la tête. Un mouvement amplement sollicité, il est vrai, par les sacrifices consentis sur leurs marges. C’est à qui sera le moins cher, mais en multipliant quand même les références sous MDD et en ajustant les formats aux attentes supposées du consommateur. A priori, il n’y a rien là qui doive réjouir les actionnaires, entre autres, de Carrefour ou de Casino, qui étaient déjà prévenus de l’impact négatif que la loi Dutreil devrait avoir sur les performances de la distribution. Et pourtant, la Bourse se rassure dès que l’un ou l’autre annonce des cessions. Et elles sont de grande ampleur, de même que les alliances nouées pour mutualiser les achats au travers d’eurocentrales. Pour les fournisseurs qui viennent de négocier âprement leurs référencements 2006, on imagine quelle part ils ont dû prendre aussi dans les sacrifices nécessaires à la relance de la machine.

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