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Sucre Front commun pour la prolongation du régime actuel

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Les représentants des betteraviers, des fabricants de sucre et des travailleurs de l’UE, ainsi que des pays fournisseurs d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), ont plaidé ensemble, le 6 novembre à Bruxelles, pour l’extension, jusqu’en 2020, de l’organisation commune du marché du sucre, et donc des quotas de production.

Le secteur européen du sucre a subi une restructuration majeure depuis les réformes de 2006 et 83 usines – presque une sur deux – ont fermé leurs portes. En conséquence, plus de 22 000 emplois directs ont été perdus et plus de 150 000 producteurs ont mis fin à la culture de betteraves. Dans ce contexte, la réforme de l’OCM unique pour le sucre « ne devrait pas entraîner d’autres difficultés pour les travailleurs du secteur, particulièrement en cette période de crise économique et sociale considérable », a souligné Harald Wiedenhofer, le secrétaire général de l’Effat (Fédération européenne des syndicats de l’alimentation, de l’agriculture et du tourisme).
La filière « a besoin de stabilité et de prévisibilité », a plaidé Johann Marihart, président du CEFS (Comité européen des fabricants de sucre). Et les efforts qu’elle a consentis ne doivent pas être « minés par des décisions incohérentes », a ajouté Jos Van Campen, vice-président de la Cibe (Confédération internationale des betteraviers européens).
Pour sa part, l’ambassadeur de Guyane, Patrick I. Gomes, qui s’exprimait au nom des pays ACP, a insisté sur la « cohérence entre les politiques européennes en matière d’agriculture, de développement et de commerce ».

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