Constituer des organisations de producteurs (OP) qui transfèreraient la propriété du lait à une association d’OP (AOP) pour négocier collectivement le prix du lait à l’échelle d’un territoire cohérent, reste la première option de la FRSEA Bretagne, pour préparer la fin des quotas, en 2015. Dans son discours de clôture de l’assemblée générale du syndicat majoritaire, mercredi à Rennes (Ille-et-Vilaine), son président, Laurent Kerlir, a rappelé que “le groupe de haut niveau laitier a lui-même reconnu (à la mi-juin NDLR) le risque d’un déséquilibre du rapport de forces la laiterie qui signerait un contrat avec un producteur seul», a-t-il dit. A l’échelle de la FRSEA de l’Ouest (Bretagne et Pays de la Loire), le travail de terrain a déjà commencé pour inciter les producteurs de différentes laiteries à s’organiser en OP. Si des embryons d’OP existent déjà sous la forme de sections laitières au sein des coopératives, le travail paraît plus difficile à mener auprès des apporteurs de lait de l’industrie privée. Pour arriver à cette OCM “lait” réformée, Laurent Kerlir ne manque pas d’arguments. Non seulement cette organisation collective permettra de mieux défendre les intérêts des producteurs, mais elle ouvrira la voie «à la création de caisses et de fonds, de type assurance-revenu dans un article 68 élargi», plaide-t-il. Il veut s’inspirer de l’organisation qui prévaut dans le légume de plein champ. Toutefois, il regrette “les atermoiements de la FNPL qui prône la constitution d’OP et d’AOP mais sans transfert de propriété”, et déplore le manque de volonté politique du gouvernement.
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