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​Fructofresh : un procédé de fabrication unique

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Les origines de Fructofresh remontent à 2004, date à laquelle son fondateur Cezary Zwoiński présente pour la première fois ses produits au Sial à Paris : des salades de fruits sans conservateur avec une DLC de 10 jours. De salons en salons, l’entreprise familiale développe sa clientèle, vers l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, l’Autriche et la France, où il travaille avec de petits grossistes à Paris. L’entreprise livre ses produits à Rungis deux à trois fois par semaine avec sa propre logistique. Les premiers contacts de Fructofresh avec Pomona remontent à 2008. En France, Délifruit est le plus gros fournisseur de salade de fruit.

À partir de 2013, Fructofresh décide "de se concentrer sur l’innovation afin de trouver une autre méthode pour allonger la durée de vie de ses salades de fruits, sans conservateur", explique Cezary Zwoiński. L’entreprise qui affichait à ce moment-là une production moitié moindre qu’en 2016, autour de 250 tonnes par an, investi 2 millions d’euros pour mettre au point "un process de normes d’hygiène unique permettant de réduire au minimum le développement des microorganismes, avec le concours de l’université de Poznań et des étudiants chercheurs en microbiologie. Ces derniers nous ont expliqué quels étaient les points critiques à éviter dans notre métier. Aucun producteur français n’a investi comme nous l’avons fait dans de telles normes d’hygiène", détaille Cezary Zwoiński.

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Chez Fructofresh, les fruits qui sont lavés et désinfectés, avant d’être coupés par un personnel équipé de gants, masques et charlotte, sont ensuite refroidis très rapidement, selon deux procédés (liquide ou gazeux), suivant le type de fruits. Aucun salarié ne peut changer de salle en cours de traitement, chacune salle étant dédiée à une étape particulière du process et chacune étant séparées par des sortes de "sas hygiéniques". L’air est aseptisé et ne circule que dans un seul sens, tout comme les salariés et les fruits. C’est au prix de "cette rigueur et de ce système de refroidissement ultra-rapide qui permet de mettre "en veilleuse" la dégradation naturelle des pectines de fruit, que les salades de fruits de Fructofresh peuvent afficher une DLC de 14 jours", explique encore la société.

Depuis l’interdiction au début de l’année de la vente de ses produits en France, un pays qui représentait 55 % de son chiffre d’affaires, dont 40 % avec Pomona, Fructofresh traverse une passe difficile. Suite à cette perte d’activité, le groupe a déjà procédé à 130 licenciements sur 250 salariés au total. En 2016, avec une production de l’ordre de 500 tonnes, Fructofresh avait réalisé un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros.