Dans la dernière édition d’Infos CTIFL (article payant), le centre technique fruits et légumes restitue trois années de recherches en conditions réelles concernant l’impact de la liaison froide en restauration collective sur la qualité nutritionnelle et sensorielle des fruits et légumes. La liaison froide (lieu de production différent du lieu de consommation, livraison à des températures inférieures à 3 °C) est très utilisée pour répondre aux enjeux de sécurité sanitaire, d’organisation et de lutte contre le gaspillage. L’impact reste limité : « Pour des durées de 1 à 3 jours, les paramètres physico-chimiques et sensoriels sont peu affectés ». Des pertes nutritionnelles existent mais demeurent variables selon les produits. Ainsi, la vitamine C peut diminuer jusqu’à 21 % pour le brocoli en phase de stockage, tandis que d’autres nutriments restent stables. Le centre technique rappelle que la cuisson et la remise en température sont les principaux facteurs de dégradation, bien avant la liaison froide. Il identifie par ailleurs des marges de progrès : usage de cuissons douces, maîtrise du temps de réchauffage et limitation des durées de stockage. « L’optimisation des pratiques en cuisine est un levier déterminant pour préserver la qualité des fruits et légumes, bien plus que le seul mode de conservation », conclut le CTIFL.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : la filière s’accorde pour inclure l’œnotourisme dans le PSN
Ouvrir une ligne œnotourisme dans le Plan stratégique national (PSN) : la filière s’est accordée le 8 avril pour…
Pesticides : prison ferme pour trafic contre un fournisseur et un maraîcher
Le 7 avril, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné l’apporteur d’affaires Alain Hebrard et le maraîcher…
Pesticides interdits : des exploitations agricoles perquisitionnées en Charente-Maritime
Une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont été perquisitionnées dans le cadre d’une enquête sur la…