Les exportateurs de fruits et légumes refuseraient de signer des contrats de livraison de leurs produits à la Russie en raison des risques de change croissants, selon le site Eastfruit. La monnaie russe avait perdu près de 10 % au début de la semaine 46. « Le rouble s’est littéralement effondré en une journée, ce qui a réduit à néant les espoirs des importateurs de rétablir un approvisionnement régulier en fruits et légumes », est-il expliqué. Le pays aurait vu ses contrats d’exportation de fruits annulés par l’Égypte, la Turquie et l’Iran, demandent une renégociation des prix pour tenir compte des risques. Le plus gros problème concerne actuellement les distributeurs important en direct. « Beaucoup d’entre eux ont différé le paiement, de sorte que les recettes perçues, une fois converties en dollars au nouveau taux de change, ne peuvent pas couvrir les coûts engagés pour les importations », précise EastFruit. L’Égypte est particulièrement concernée. Elle fournit également une très grande partie de ses produits (légumes, agrumes). Si la situation devait perdurer, la tentation pour ce pays de se tourner vers des marchés plus lucratifs – comme l’Union européenne – serait forte. L’Égypte est déjà vue par la filière fruits et légumes européenne comme un concurrent important (en tomates notamment).
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