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UE/ Fruits et légumes Fruits et légumes : les producteurs saluent l'aide pour la promotion suite à la crise de l'E.Coli

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« La nouvelle aide communautaire pour la promotion des fruits et légumes est une bonne nouvelle pour tout le secteur européen qui a souffert des conséquences de la crise de l'E.Coli ». Dominique Dejonckheere, conseillère au département Politique pour les fruits et légumes au Copa-Cogeca (syndicats agricoles européens), explique que la Commission européenne a bien répondu aux mesures réclamées par le secteur pour juguler la crise et mettre en place rapidement des programmes de promotion. Selon elle, ces programmes devraient entrer en application dès février 2012.

Le 18 novembre, la Commission européenne a approuvé 14 programmes sur les 17 présentés par 11 États membres visant à promouvoir les fruits et légumes frais au sein du marché intérieur et dans les pays tiers. D'une durée de trois ans, les programmes sélectionnés sont dotés d'un budget total de 34,1 millions d'euros, dont 17 millions (50 %) sont financés par l'UE. Ces programmes sont censés compléter les mesures d'urgence prises au cours de l'été 2011 pour venir en aide au secteur européen des fruits et légumes au vu de la situation de marché difficile qu'il a enduré à la suite de la crise de l'E.coli. Les services de la Commission ont reçu 17 programmes (pour un budget total de 40,1 millions d'euros), mais n'en ont retenu que 14 pour un cofinancement. Onze d'entre eux sont destinés au marché intérieur et trois à des pays tiers. L'Allemagne est le principal pays cible parmi les États membres, tandis que les programmes des pays tiers s'adressent aux marchés chinois, russe et ukrainien. En ce qui concerne la France c'est l'organisation « Interfel » qui a proposé un programme de promotion de 3 ans avec un budget total 4,26 millions d'euros dont 2,13 millions seront co-financés par Bruxelles.

Réactions syndicales positives
« Notre secteur a été injustement accusé d'être à l'origine de la crise de l'E.Coli et heureusement grâce au système européen de traçabilité on a pu prouver que le véritable coupable se trouvait en Egypte et non pas en Europe »(1), nous a confié Dominique Dejonckheere, conseillère au département Politique des fruits et légumes du Copa-Cogeca. Celle-ci a précisé que le secteur a réclamé à la Commission de « financer au plus vite une campagne de promotion afin de restaurer la confiance des consommateurs, d'autant plus que la période d’été est un moment privilégié pour la consommation de fruits et légumes ». La responsable syndicale se félicite par ailleurs que la Commission européenne ait accepté l'adoption en juillet 2011 d'un règlement qui a réduit de plus de moitié la durée habituelle de la procédure d'adoption associée aux programmes de promotion cofinancés par la Commission européenne. Selon Dominique Dejonckheere, les programmes de promotion qui n'ont pas été sélectionnés « peuvent toujours être représentés – après amélioration des activités présentées – et cela jusqu'au 30 novembre 2011 ». Celle-ci a également indiqué qu'à présent la balle est dans le camp des Etats membres « qui devront faire passer un message coordonné auprès des consommateurs ». Ce message, selon elle, « devra faire en sorte de ne plus rappeler la crise d'E.Coli aux consommateurs» et au contraire mettre l'accent « sur la qualité des fruits et légumes européens, sur les effets bénéfiques de la consommation de fruits et légumes sur la santé et sur la solidité et la fiabilité du système de traçabilité européen ».

(1) Le secteur européen des fruits et légumes avait notamment dénoncé la mise en cause injustifiée des productions de légumes, et notamment le concombre ou encore les graines germées, par les autorités allemandes.

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