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Aides Fruits périssables : les aides exceptionnelles prolongées jusqu’en juin 2018

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Les producteurs de fruits périssables vont pouvoir bénéficier d’une prolongation de douze mois des aides exceptionnelles mises en place par la Commission européenne suite à l’embargo russe sur les importations en provenance de l’UE. C’est ce que vient de décider Bruxelles.

Le régime d’aide prolongé jusqu’à la fin du mois de juin 2018, d’un montant allant jusqu’à 70 millions d’euros, constitue un filet de sécurité destiné aux producteurs de fruits périssables de l’UE, qui, en raison de l’embargo russe décrété en août 2014, pourraient ne pas trouver sur le marché de débouchés pour leurs produits. Le but affiché de la Commission européenne est d’offrir une compensation aux producteurs de fruits européens qui décideront de distribuer leurs produits excédentaires à des organisations (par exemple des organisations caritatives et des écoles) ou de les utiliser à d’autres fins (par exemple aliments pour animaux, compostage et transformation). Pour la France, ce sont les producteurs de poires – fortement touchés par l’embargo russe – qui recevront une compensation financière pour un volume total maximal de 3 060 tonnes. « Ces mesures d’aides exceptionnelles ont été introduites par la Commission à la suite de l’embargo sur les importations imposé par les autorités russes en 2014 et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les producteurs européens qui pâtissent de cet embargo », a commenté Phil Hogan, le commissaire européen à l’agriculture. Celui-ci a précisé que la prolongation du régime d’aides exceptionnelles s’ajoute à une série de mesures de soutien aux marchés agricoles déjà mises en place à la suite de l’embargo russe. Si l’on en croit des études d’évaluation et de surveillance du marché menées régulièrement par la Commission, ces mesures ont permis d’améliorer la situation du marché pour les cultures non permanentes, notamment les légumes. La majeure partie de la production concernée par l’embargo russe sur les importations a été redirigée vers d’autres marchés et les prix du marché ont été stabilisés.

Douze États membres particulièrement concernés

Plus concrètement, les producteurs de fruits périssables touchés par l’embargo russe bénéficient, à titre individuel, de taux de cofinancement de l’UE plus élevés que ce que prévoient les mesures de soutien ordinaires. Les agriculteurs se voient accorder une aide financée à 100 % par l’UE pour les opérations de distribution gratuite (don de fruits à des organisations caritatives pour qu’ils soient consommés), ce qui permet d’éviter de gaspiller la nourriture. Les aides accordées sont moindres pour les fruits retirés du marché, mais non consommés (par exemple, les fruits directement envoyés au compostage), ou pour ceux qui sont récoltés avant maturité (« récolte en vert ») ou qui ne sont pas récoltés du tout. Le régime d’aide porte sur une quantité maximale de 165 835 tonnes de fruits, appartenant à quatre catégories différentes : les pommes et les poires, les prunes, les agrumes, et enfin les pêches, brugnons et nectarines. Les mesures intéressent douze États membres (1), et différents volumes de retrait s’appliqueront afin de garantir que le soutien financier parvienne aux producteurs qui en ont le plus besoin. En plus de la prorogation de ces mesures exceptionnelles, la Commission rappelle que les producteurs de fruits et légumes européens continueront à bénéficier d’autres mesures au titre de la politique agricole commune de l’UE, telles que les paiements directs, le financement du développement rural et le soutien financier aux organisations de producteurs, représentant un total d’environ 700 millions d’euros par an.

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