Dans le récent entretien qu’il a accordé au Monde, Franck Riboud a trouvé l’argument qui porte. Interrogé une énième fois sur le risque d’une OPA qui pourrait être lancée sur Danone par Coca-Cola, Kraft Foods ou, selon les derniers échos de la rumeur, par Unilever, le p.-d.g. «rigole», confie-t-il. Et d’enfoncer le clou : «Moi je veux rester indépendant, donc il faut que j’affiche des résultats», qui, sous-entendu, satisfassent ses actionnaires. De ce côté-là, avec une nouvelle amélioration de la marge opérationnelle à un niveau record, il devrait pouvoir dormir tranquille. Sauf que les dits actionnaires, qui n’en ont jamais assez pour leur argent, pourraient être tentés de céder devant une offre très alléchante, mais auront-ils des offreurs ? A en croire les déclarations au Figaro du président de PepsiCo Steven Reinemund, le candidat à la reprise doit se demander comment une telle fusion pourrait apporter de la valeur à ses propres actionnaires. « Quand vous voyez qu’une entreprise est déjà parfaitement dirigée et que vous ne voyez pas comment faire mieux, cela ne servirait à rien de vouloir l’acheter. Surtout si elle est très chère ». Tous les géants de la planète seront-ils d’accord avec lui ? L’avenir le dira. En attendant, Franck Riboud continue de rigoler et espère du « fun » avec l’arrivée de l’eau Dasani sur le marché français.