Est-ce croire au Père Noël que de penser que les entreprises agroalimentaires françaises devraient s’inspirer, en plus grand nombre, de l’exemple des groupes laitiers scandinaves et néerlandais Arla Foods et Campina ? Cultivant l’art de la fusion auquel ils ont déjà l’un et l’autre sacrifié dans le passé, avec succès, ils s’apprêtent à donner naissance au deuxième géant mondial des produits laitiers, derrière Nestlé. C’est là une bonne manière de préparer l’avenir et de l’envisager avec confiance… et, petit plaisir supplémentaire, d’adresser un pied de nez à leurs ambitieux concurrents du reste du monde. Certes, rechercher la taille pour la taille n’a pas de sens, comme le rappelle un expert, et une fusion n’est jamais chose facile, en particulier du point de vue des personnes. Or, sans aller jusqu’au mariage, ne serait-ce que pour développer des liens privilégiés avec d’autres entreprises de tous secteurs, les sociétés agroalimentaires françaises apparaissent plus frileuses que le reste des industries manufacturières, selon des statistiques du ministère de l’Agriculture. Et les plus grandes y sont davantage portées que les petites. Question de culture, de préservation du patrimoine familial. Mais à l’heure de la mondialisation, sauf à se réchauffer dans des marchés de niches, il sera difficile de continuer à se cramponner à son pré carré.
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