Abonné

Fusion de l’Inra et de l’Irstea pour une recherche « plus pertinente »

- - 3 min

L’Inra et l’Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) devront fusionner en janvier 2020, ont annoncé le 17 octobre la ministre de la Recherche Frédérique Vidal et le tout nouveau ministre de l’Agriculture Didier Guillaume. Une aide de 4 M€ sera consacrée à la mise en œuvre de cette fusion.

Peu après l’annonce par les ministres de la Recherche et de l’Agriculture d’une fusion le 1er janvier 2020 entre l’Inra et l’Irstea, les deux ministères ont justifié la nécessité d’un tel rapprochement, dans un communiqué commun, publié le 17 octobre. « Plus que jamais, la France a besoin d’un organisme de recherche qui rassemble les forces scientifiques qui inventeront les solutions de demain en matière de d’alimentation, de pratiques agricoles, de diminution des intrants et des pesticides ou bien encore de gestion de l’eau et les paysages », résume-t-il.

L’alliance de l’agronomie et des capteurs

La ministre de la Recherche a cité à ce propos les recherches d’alternatives aux pesticides, domaine dans lequel les deux établissements gagneront à travailler ensemble car ils sont complémentaires : l’Inra connaît une panoplie de solutions agronomiques (amélioration des plantes, paillage, etc.), l’Irstea a la compétence en matière de surveillance des parasites par toutes sortes de capteurs. « Souvent quand on parle de fusion on fantasme sur un objectif purement budgétaire. Là, il s’agit vraiment de faire mieux ensemble, d’être plus pertinents dans l’apport des solutions », a expliqué Frédérique Vidal.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Didier Guillaume s’est quant à lui déclaré « ravi » de demander, avec sa collègue de la recherche, aux deux établissements publics « d’aller plus loin », car « iI faut de meilleures recherches pour répondre aux questions que se pose la société ». Pour sa première apparition officielle après la passation de pouvoir avec son prédécesseur, le nouveau ministre de l’Agriculture a annoncé qu’il fera de l’apprentissage et de la recherche « sa priorité ».

Une aide de 4 M€ sera consacrée à la mise en œuvre de cette fusion. Cette aide servira à la refonte des systèmes d’information, à la formation du personnel et à l’accompagnement au changement, a complété Philippe Mauguin, p.-d.g. de l’Inra. Philippe Mauguin, et son homologue Marc Michel, président de l’Irstea, ont remis aux deux ministres un rapport d’étape sur la fusion des deux établissements. Ils avaient déjà remis un premier rapport au gouvernement en début d’année. Ils y démontraient la pertinence scientifique de rapprocher les deux établissements pour en faire une entité unique, capable de se hisser parmi les leaders mondiaux de la recherche sur les problématiques agricoles, agronomiques et environnementales.

« Il s’agit vraiment de faire mieux ensemble, d’être plus pertinents dans l’apport des solutions »